Sabrina Bery

Après quinze ans passés dans le tourisme, l’hôtellerie de luxe et la restauration, et plusieurs années à vivre et travailler à l’étranger, j’accompagne aujourd’hui

les acteurs du tourisme et les apprenants du monde entier avec la même conviction : les langues rapprochent les gens.

Un parcours construit entre le terrain et les langues

Je me suis longtemps décrite comme une « globe-trotteuse passionnée par les voyages et les langues » (ou la version « passionnée par les cultures étrangères »…)

Mais mes années de globe-trotteuse sont (relativement) loin derrière moi, et j’ai fait un bout de chemin depuis… 

Mon dernier grand voyage remonte à 2012 – quand je dis « grand voyage », je veux dire partir plusieurs mois avec mon sac à dos. Et depuis, disons que j’ai évolué vers le statut moins glorieux de touriste. Je suis de celles et ceux qui n’aiment pas beaucoup ce mot, qui a tendance à être connoté négativement ces derniers temps. Est-ce dû à mes 15 ans dans l’hôtellerie-restauration, ou au fait que j’ai vécu dans des régions touristiques ? Allez savoir.

Voyager autrement, apprendre autrement

Pourtant, le tourisme de masse comme on a pu le connaître a déjà commencé à évoluer et aujourd’hui, il y a plus d’une manière de voyager et d’être touriste. Les établissements touristiques, notamment depuis la crise du COVID-19, ont dû se réinventer pour attirer une clientèle toujours plus regardante sur la qualité des prestations, certes, mais également sur l’impact écologique des établissements fréquentés. Mes apprenants, auxquels j’enseigne le français comme langue étrangère (FLE), m’ont redonné espoir dans un certain profil de touriste – autrement dit, respectueux, ouvert et souhaitant apprendre de l’autre. La plupart apprennent le français pour voyager !

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2023

S’adapter, plutôt que subir

J’ai dû réinventer mon propre métier face à l’explosion de l’IA, car je ne me voyais pas travailler dans un autre domaine que les langues (après une reprise d’études de 5 ans, tout de même). Alors je me suis adaptée, et en dehors de l’enseignement du FLE, je propose un support linguistique aux acteurs du tourisme, qui vient en complément (ou remplacement !) de l’IA.

Envie de me connaître un peu plus ?

Trêve de badinage. Voici un petit jeu auquel je souhaitais me soumettre depuis un moment déjà : le portrait chinois !

Si j’étais un plaisir

la sieste, il faut savoir prendre le temps de se ressourcer

Si j’étais un bruit

l’océan qui se retire sur les galets, rien de tel pour oublier une grosse journée…

Si j’étais une devise

n’avoir aucun regret ! Tout arrive pour une raison

Si j’étais un paysage

une plage sur la côte basque (côté français ou espagnol, peu importe). La beauté naît de plusieurs éléments : l’océan, parfois déchaîné, le sable fin, qui réconforte, et les falaises rocheuses…

Si j’étais une saison

j’hésite entre le printemps et l’automne… la nature qui se réveille ou qui prend congé. Si seulement on prenait plus souvent exemple sur elle.

Si j’étais un moment de la journée

le matin, moment ô combien sacré !

Si j’étais une qualité

l’optimisme ; chez moi, le verre est toujours à moitié plein 😉

Si j’étais un des cinq sens

il est difficile, celui-ci… je vais dire la vue. Il me serait difficile de vivre sans les paysages et les couleurs.

Si j’étais une mauvaise habitude

la procrastination ! Combien de fois je me suis laissée emporter par une série pendant plusieurs heures…

Si j’étais un plat

la pizza napolitaine, et sinon, tout plat végétalien !

Si j’étais une boisson

choix trop difficile, il y a égalité : la citronnade avec une pointe de menthe, pour se désaltérer en pleine canicule… et un bon Languedoc rouge !

Si j’étais une odeur

l’océan, que je sens dès que j’ouvre mes fenêtres… (l’odeur du café le matin n’est pas loin derrière !)

Si j’étais une fête

facile : les anniversaires ! J’adore fêter le mien et être, juste pour une journée, au centre de l’attention tout en pouvant profiter de toutes les personnes qui comptent le plus pour moi – entourée d’un bon repas, cela va de soi !

Si j’étais une photo

les photos de mariage de mes grands-parents respectifs ; elles cachent tout un pan de mon/notre histoire… (ils ont tous vécu pendant la Seconde Guerre mondiale).

Si j’étais un super pouvoir

le pouvoir de guérison, guérir aussi bien le corps que l’esprit…

Si j’étais un livre

un seul livre, c’est mission impossible… je vais faire au plus simple, et choisir le dernier livre que j’ai lu : Sous les vents de Neptune, de Fred Vargas. Un roman policier pas tout à fait comme les autres !

Si j’étais un personnage de fiction

Edna Pontellier, héroïne féministe avant l’heure (The Awakening, Kate Chopin). Suivre page après page l’éveil d’une femme face à ses propres envies et désirs m’a tout simplement bouleversée… et a contribué à mon propre éveil !

Si j’étais un mot

dépaysement, pour faire honneur à ma période globe-trotteuse .